Instax, numérique, cyanotype : à Goudargues, j’ai pu renouer avec toutes mes envies photographiques, regarder, faire, échanger, inventer, lancer des pistes – en laisser filer certaines, en emmener avec moi pour la suite. De ces exploitations, deux courtes séries ce sont dégagées : l’une sur la nature, format paysage, la seconde sur l’architecture de Goudargues, tout en verticalité. Au coeur de ces deux approches, un fil conducteur : la lumière. Et qu’elle est belle la lumière du Gard en fin d’été ! Elle scintille dans l’eau, rebondit sur les murs, s’engouffre dans les failles, caresse les pierres, se dérobe derrière les arbres ou aveugle le ciel. Elle habite chaque paysage et sait transformer – révéler – les lieux pour les rendre image. La lumière est depuis toujours la trame de fond de mon travail. À Goudargues, elle a su me guider en territoire inconnu, me ramener à mes sources, m’ouvrir de nouvelles perspectives et m’inviter en douceur, à replonger dans mon imaginaire.