Je travaille l’esthétique de la trace : un geste qui matérialise à la fois l’absence et la présence, reliques qui contiennent l’oubli, le deuil et questionnent la perte. En explorant les processus de passage et de répétition constitutifs de l’oubli, la mémoire se réinvente, par sérenpidité. En enregistrant les traces de la perte d’origine, j’opère les praxis de la réminiscence et du souvenir. Mes images font appel au manque, à la perte et à l’attente, elles esquissent un retour à la conscience, une impression si faible qu’il est à peine possible d’en déceler l’origine.
Lors de cette résidence à Goudargues, en bonne compagnie, j’ai souhaité prendre un temps pour travailler le cyanotype et de la peinture dorée. J’ai utilisé les photographies des archives de mai 68 d’André Cros des archives municipales de Toulouse, celles de Pierre Pinot mon arrière grand-père ainsi que des plaques trouvées à Marseille.