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2023

Un café, samedi 8 juillet 2023, Arles. Enfin plutôt 3 : un pour Marie, Didier et moi.
C’est ici que je rencontre le duo pour la première fois, après une première semaine d’ouverture de festival dans les pattes, des nuits courtes et des dizaines d’expositions dans les yeux. Quelques jours plus tôt, j’ai répondu à un post Instagram d’un certain Mardi Pluriel. Je ne sais plus comment ou pourquoi. C’est écrit : « Nous serons à Arles du 5 au 8 juillet, écrivez-nous pour venir nous rencontrer ».

Alors j’écris. Iels me répondent. Je vais au rendez-vous. Sauf que ce matin-là de fin de festival, on est 3 à ne pas trop savoir ce qu’on fait là.
Et puis je leur montre mes photos, maladroitement, celles que j’essaye de fabriquer depuis 3 ans, avec mes tripes. Et puis… je comprends qu’il s’agit d’une résidence et que j’ai envie d’en être. Pour faire quoi ? À vrai dire, à ce moment là, je ne sais pas vraiment. Goudargues, c’est loin de chez moi, de mes terrils, de mes falaises, de mes briques rouges, de mes blockhaus et de mes sols pollués aux métaux lourds. Mais je le sais, je n’ai pas répondu à ce post par hasard. Je trouverais bien comment rencontrer cette rivière. Finalement elle me laisse collecter des petits bouts d’elle entre deux diapositives. Pour mieux la regarder ? Pour m’aider à rentrer, m’encourager à continuer.Marie aussi me laisse collecter d’infimes extraits de ses plats délicieux.
Les autres convives s’amusent en me regardant. Moi aussi. Mes yeux rient et mon cœur remercie.

Et puis, finalement, on est parfois plus proche de chez soi qu’on ne le pense. Au Nord c’était les corons, le ciel s’était l’horizon, Goudargues une seconde maison.

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